Walibi a reçu un premier feu vert de la ville de Wavre pour l'agrandissement du parc. L'avant projet de plan communal d'aménagement dérogatoire au plan de secteur a été approuvé au conseil communal par la majorité et une petite partie de l'opposition, ce qui marque un premier pas positif vers la future extension.
Le projet prévoit un agrandissement de la taille du parc d'environ 4 hectares, sur les terrains achetés en 1998 aux Facultés Universitaires Saint-Louis (Bruxelles), terrains situés dans le prolongement vers Limal et qui sont repris au plan de secteur en zone d'équipement communautaire. Cette future zone se compose d'une partie couverte ou silencieuse à proximité des habitations (côté Challenge of Tutankhamon donc), d'une autre pour les attractions à sensations fortes le long de la route Wavre-Ottignies et d'une troisième zone mixte, avec des attractions à sensations fortes et attractions couvertes ou silencieuses au nord-est des terrains, sur la rive droite de la Dyle.
L'article rappelle que l'extension du parc est une nécessité pour les exploitants, même si ceux-ci n'ont pas encore réalisé de plans précis pour la future zone, ils veulent maintenir un équilibre entre attractions à sensations fortes (pour les 10-30 ans) et attractions familiales. Sans cet équilibre, le parc pourrait être dépassé par la concurrence.
Le seul couac du moment reste les riverains représentés par l'association "Les Versants de la Dyle", selon eux, citant une étude réalisée par Poly-Art, le plan communal d'aménagement dérogatoire va mettre le parc en dehors des normes de bruits imposées par le permis d'extension aussi bien en journée (55 décibels) qu'à partir de 19 heures (50 décibels). Selon Marie-Josée Aguirre, administratice de l'asbel "Depuis des années, nous nous battons pour que les pics sonores dus aux cris soient pris en compte pour imposer des améliorations techniques. Nous ne pouvons donc accepter de nouveaux engins qui aggraveront la situation."
L'opposition a le même discours, précisant que les normes de bruits ne seront plus respectés et qu'il faudra construire à l'avenir des machines moins bruyantes.
Dominique Fallon, directeur des promotions à Walibi, signale que le parc tiendra compte des obligations environnementales imposées par la Région Wallonne dans le projet, qui concernet aussi les fabricants. Il signale aussi qu'en dix ans, de grands progrès ont été fait par ces fabricants sur le plan technique pour réduire le bruit. De même, il rappelle que Walibi a déjà consacré d'importants moyens financiers pour réduire les nuisances sonores du parc. Ainsi, il rappelle que pour couvrir la Turbine, le parc a dépensé 2.5 millions d'euros.
Premier feu vert donc, mais ce n'est pas terminé pour autant ! La décision du conseil communal va être soumise maintenant à l'avis de la commission régionale d'aménagement du territoire et du conseil wallon de l'environnement pour le développement durable. Les deux avis seront transmis au conseil communal en septembre puis une enquête publique sera organisée. On n'est donc pas encore au bout du chemin.